School-Day

Thérapie clavier

Dimanche 20 novembre 2011 à 23:12

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19 Novembre

J'ai l'impression de cumuler des paradoxes dans ma tête. Comme un bug informatique compliquer qu'un ordinateur boosté sur-fauche à y réfléchir.

J'ai eu un profond vide dans ma tête, j'ai oublié mon nom, mon adresse, ma tête, mon passé, mes envies, mes haines, mes amours. J'ai disparu. Mais ça n'a rien eu d'agréable, le néant n'a était ni bon ni mauvais. Je n'ai même pas pu me rendre compte que le vide était là, près de moi, m'enlacer, me coupant du monde

Mes yeux dans le vide, mon corps vierge de tout souvenir et d'existence, il tournait. La sensation de vertige était la seule chose dont j'avais conscience.
Après un vif flache, mes pupilles se sont écartée, j'ai frappé la cuvette des toilettes pour me donner suffisamment d'élan pour que ma tête soit en face de l'eau et j'ai vomi du rouge.
Je me souviens du bruit que ma bouche produisait à chaque fois que la substance remonter le long de mes boyaux.
Une voix derrière me dit «C'est...C'est du sang? Aah...Aller crache tout!»
J'ai incliné la tête, mais je n'ai pas eu assez de force pour regarder vers le haut, je n'ai vu que ses pieds:
«Nan...C'est du vin...En partie...
-Fais gaffe! Reste au-dessus!
-Nan c'est bon, y'a plus rien....»
Je me suis appuyée contre le mur, le visage tourné vers l'ampoule du plafond comme tourné vers le soleil.
«-Hey hey hey! T'endors pas!»
Un autre garçon ouvre la porte des toilettes:
«-Alors?
-Ouais ouais elle a vomi, dit aux autres que je m'occupe d'elle, y peuvent partir.»
J'ai perdu conscience un petit moment, enfin je suppose, en tout cas il était toujours là.
«-Hey.
-Ouais?
-Merci
Il n'a rien répondu, ou je n'ai pas entendu.
-M'a gorge me brule.
-Attend j'vais chercher un verre d'eau.»
Je n'ai pas attendu, je me suis levé. Mais le temps que je tienne plus ou moins sur deux pieds, que j'arrive à trouver la poignée de la porte plus, rassembler de la force pour ouvrir cette porte qui me semblais blindé, il était déjà de retour:
«-Ca va pas?! Reste assise!»
J'ai entre-ouvert les yeux et, j'ai senti encore le je-ne-sais-quoi remonter. J'ai vu la baignoire, je me suis laissée tomber sur le bord, et ai vomi encore plus de rouge.
«-Fais gaffe ne t'appuie pas sur le ventre!
-Si au contraire!
-Ah bon? T'es sur?»
Je ne sais même pas qui parle, je me souviens d'un. Je crois que je le connais depuis...Pas très longtemps.
La paume de douche était sous mes yeux, j'ai alors levé mon bras pour ouvrir l'eau. Un jet d'eau froide est venu me frapper le visage. Ça m'a fait du bien, j'ai aussi bu au passage.
«C'est bon, là, vraiment je me sens mieux.»
Je me suis relevé, en m'épaulant sur le lavabo, sa main posée sur mon dos. Puis j'ai vu mon visage dans le miroir. Ça ma fait un vrai choque, pendant une seconde je me suis demandée si c'était vraiment moi.
«-Putain, c'est ma gueule!
-Hahaha, allez tiens un verre d'eau »
Par la suite, j'ai retrouvé mes esprits, je me suis souvenue de mon nom et ce de mes amis, ce qui on veillait sur moi.

A 8h du matin, j'ai ouvert les yeux, je suis sortis en silence de la chambre où ils dormaient, enfiler mes chaussure dans le salon, où deux mecs dormaient. J'ai vérifié que je n'avais rien oublié. Mes clés, ma carte pour le métro, mon portable. Et je suis partie.
Dehors j'avais froid, et mon genou me fessait mal à chaque pas. Il y avait aussi une tache de peinture sur mon jean la même couleur que les traces dans l'appartement. Je me suis dis:
«Mais bordel qu'est-ce qui c'est passé hier soir?!»
Dans le métro il fessait mieux, moins froid, et voir des gens m'a rassurée.

Enfin chez moi, m'a mère m'a dit:
«-Ba! C'est a cette heure que tu rentres toi?
-M'ouais...
-C'était sympa?
J'ai marqué un temps et j'ai répondu:
-Bof.»






Samedi 5 mars 2011 à 22:49

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5 Mars
Et dire que tous a commencé d'une histoire si simple. Si simple que c'en est stupide de voir à quel point j'ai dégénéré.

Je me réveille et me dirige par
réflexe vers la salle de bain. J'ouvre le tiroir où je cache un cutter «Juste au cas où». Après un an de dépendance à l'automutilation, je ressens de nouveau l'envie de me faire du mal. Ma soeur frappe à la porte, j'ouvre:
«-La wii a un bug!
-Quoi?!»
J'accours dans le salon et vois l'idiot de copain de ma soeur qui s'était amusé à courir après mon chat la dernière fois. Mon adorable chaton et maintenant la Wii?! Il en est hors de question! «Donne!» Je lui arrache des mains la Wiimote. Non mais quel petit c...
«-Qu'est-ce que tu fous ?! Crie ma mère en me faisant sursauter. Laisse le jouer!
-Nan!
-Passe moi ça!
-Ça va pas?! Jamais de la vie!
Elle essaye de m'arracher de force la Wiimote.
-Mais donne enfin!
-Nan!»
En colère elle me donne une gifle. Elle est petite et je l'ai sentie hésitante, mais ça m'a déchirée de l'intérieur. Ma mère profite de cet instant de faiblesse pour me prendre la télécommande.
«-Tiens Machin, tu as le droit de jouer.
Je le crois pas ! C'est quoi cette voix mielleuse?!
-M'man! J'veux pas qu'il y touche!
-Et pourquoi pas?!
-C'est la console de mon frère et ce sont MES jeux!!
-Ça les abîme pas!
-C'est pas ça le problème!»
Elle ne m'écoute pas. Pourquoi elle s'occupe de ce sale môme et me prend pour la vilaine sangsue?! C'est moi sa fille c'est moi qu'elle doit protéger! C'est moi qu'elle devrait regarder!
Quand le sale gosse démarre le jeu, j'éteins la console d'un geste éclair. Ma mère me donne une seconde gifle, plus forte celle-ci. Des larmes de déception me montent aux yeux. Mais pour rien au monde je ne pleurerais devant ce petit con! Il devrait avoir compris là non? Aller bouge toi les fesses conn***d! Fais quelque chose commence à chialer va te cacher dans la maison, dis que c'est pas grave que tu peux te passer de MA wii!
Ma mère rallume la console, pendant qu'elle se baisse, j'éteins la télévision, elle se relève et me donne une troisième gifle. Je ne craquerais pas! Je me retourne vers le môme pour lui prendre la wiimote. Ma mère me donne une quatrième gifle «T'en veux encore?!». C'est bon, j'y suis habitué de toute façon. Rappelle toi, petite pendant que tes copines jouaient à cache cache dans le parc en face de ton école primaire, ton père te broyait la main en traitant ta mère de Pute. Rappelle toi quand il t'a frappée de toutes ces forces, rappelle toi de ses yeux, rappelle toi de son odeur d'alcool.
J'essaye de partir, la wiimote en main, ma mère me bloque la route et me pousse dans l'autre sens pour me faire reculer.
«Casse toi!»
Je m'énerve et la bouscule contre la porte du salon. Elle a eu mal, je lui ai fait mal. Elle a tenté de me stopper par la force, mais je ne suis plus cette petite fille qu'elle pouvait porter dans ses bras.
Je presse le pas dans le couloir de peur qu'elle ne me suit:
«Salope!» Ce mot m'achève, ce mot me tue, ce mot horrible m'arrache les tripes.
Je titube jusqu'à la salle de bain et me laisse tomber sur le carrelage froid. J'ai mal. Mes larmes coulent sur mes joues rouges, ma bouche hurle de douleur, mais aucun son n'en sort.
Une poupée même si elle souffre ne parle pas.
Je ne tiens plus, je n'en peux plus, j'en ai besoin. J'attrape mon cutter et me lacère le poignet. Le sang coule à grosses gouttes sur le sol. Ma respiration ralentit, mon coeur reprend son rythme habituel. Ça fait du bien, c'est horrible et dégoutant mais c'est apaisant. Neuf mois, c'est le temps que j'ai tenu. Pendant neuf mois mes cicatrices disparaissaient
de jour en jour mais j'ai tout gâché, à nouveau. La sortie du tunnel est beaucoup plus loin que je ne le pensais.
J'entends la porte de l'entrée claquer.
«-Machin? Machin?! Hoo! Il est parti! Tu entends?! Il est parti à cause de toi! Tu es où ? Réponds!
J'ai peur qu'elle essaye de rentrer dans la salle de bain alors je réponds d'une voix qui ne laisse rien imaginer.
-Rien à foutre!
-T'es chiante! Pour une fois que ta soeur a un ami! T'es chiante! Tu es bête! Tu es conne et menteuse en plus!»
Comment ose-t-elle me crier ça à travers une porte?Me dirait-elle la même chose si elle voyait mon état? Si elle réalise un peu à quel point les mots sont des armes redoutables.
Mon sang s'arrête de couler, la cicatrisation humaine est plus rapide qu'on ne le croit.
Je veux partir, je veux partir de cette maison avant que ma mère ne m'adresse à nouveau la parole.
Je m'installe dans la baignoire, l'eau me paraît froide; je mets la température de l'eau au maximum. Je veux fondre, fondre et me dissiper comme un morceau de sucre.
Une fois lavée je sors de la salle de bain pour aller chercher des vêtements propres.
«Va éteindre la lumière de la salle de bain!!
-(Tu vois bien que j'suis à poil là?!)
-Tu répond?! Tu m'écoute?!»
Elle me bouscule comme pour se venger du geste de tout à l'heure.
J'enfile mes vêtements, mes baskets, attrape mon sac et claque la porte.
L'air frais ne me fait pas du bien. Mon poignet me brule.
Une pouf qui rigole avec sa bande de copines me donne un coup d'épaule, elle ne s'excuse pas, ne se retourne même pas, à ses yeux je n'existe pas.
Et si j'allais à la bibliothèque? J'ai pris de quoi écrire.
Je prends le métro pour me rendre à la bibliothèque la plus loin que je connaisse. Je me pose sur le premier siège que je vois. Devant moi, deux touristes allemandes, mère et fille.
Je suis jalouse, la fille n'est pas un monstre parmi les moutons, avec les pattes en sang et une étoile rose sur le coeur. La mère n'a pas été victime d'inceste, elle n'a pas commencé à ramener des hommes à la maison, différents toutes les semaines trois jours après s'être séparé de "Papa". Maman ne demande pas à fifille si elle voulait bien aller se coucher tôt pour qu'elle aille forniquer avec monsieur toute la nuit. Mon monde est moche.
Par la fenêtre j'aperçois un couple d'ados. Tous deux se tiennent par la main, tous deux sourient, tous deux sont heureux c'est une chose si naturelle pour eux.
«Fait pas ta victime!» Ce sont les mots que ma mère m'a dit après ma grève de la faim. Ça avait duré une semaine. Ma mère n'a jamais essayé de comprendre, ou de savoir. Elle n'a fait que me regarder de haut en me traitant de folle.
Folle, folle à lier. Je ne suis pas dépressive, je sombre dans la folie.
Je fouille dans mon sac, j'y trouve mon portable. Depuis quand il est là lui?
L'envie me prend d'appeler quelqu'un, Mon amie d'enfance? Impossible, elle est trop belle et trop propre pour que je la tache avec ma noirceur, mon amie du collège, elle non plus impossible, trop innocente et ne m'a connue qu'avec un grand sourire. Je n'ai plus que Pingu, elle c'est bon, elle pourra sans doute comprendre, elle ne cria pas d'horreur en voyant mes plaies.
Je lui envoie un SMS anodin:
«-Yoh.
-Mumu =).
J'adore quand elle m'appelle comme ça. C'est tellement chaleureux et ça me redonne le sourire.
«-T'es chez toi? J'ai besoin de parler.
Je n'arrive pas à croire que ce soit moi qui écrive ça. Ça va surement l'inquiéter.
-Non là je suis chez mon oncle, attend je vais dans une chambre et tu peux m'appeler tranquillement ^^»
Je descends de la rame et composes son numéro.
Je n'ai pas trop réussi à lui expliquer, mais elle a compris. Elle me propose de venir demain chez elle.
«-Vraiment?
-Oui! Viens même le matin si tu veux!
-Merci, à demain.
-A demain.»
J'ai les larmes aux yeux, j'ai hâte d'être à demain.
«-T'inquiète pas ma mumu, je suis là si t'as besoin, demain à l'heure que tu veux tu viens me voir, je suis juste désolé de ne pas être là aujourd'hui....A demain =)
-Merci.»

Mercredi 17 novembre 2010 à 23:10

Je dors, ou plutôt je somnole, bordée par le chant de KT Tunstall. Ma mère se glisse dans mon lit, je suppose qu'elle va s'endormir un peu, puis je lui donnerais un coup de pied pour la faire partir (Normal ^^). Mais d'un coup vif ma mère arrache mon lecteur a mes écouteurs, le silence, ce silence assourdissant, je ne le supporte pas. Moi qui étais incapable de rester debout, je me lève pour rattraper cette sale voleuse nocturne. Je lui crie«Rend le moi!!» Elle me repousse avec ses bras, je comprend elle recommence, elle recommence à m'enlever se qui me sert d'oxygène. C'est sans doute un sale petit en**** qui lui (re)mis cette idée dans la tête.

Impossible pour moi de faire quoi que ce soit, y compris garder mon calme. Ma respiration s'accélère je me sent incontrôlable, une bouffée de rage, de désespoir monte en moi. J'accoure vers mon cuter, une vielle technique déconseillée pour me calmer qui consiste à me sectionner le bras gauche pour faire couler le maximum de sang. Mais ça marche pas, mes idées se troublent, Normalement la douleur me fais reprendre mes esprits, mais je n'y arrive pas! Pourquoi ça ne marche plus ?

Je me dirige dans la salle à manger a la recherche de mon lecteur, la frustration me pesse, je ne me maitrise plus. Sous la colère je renverse tous, vide les tiroirs par terre, casse les verres et les assiettes. Dans le couloirs je renverse une armoire, si je casse des choses importantes, je n'en n'ai rien a faire, si je me blesse, rien a faire, je ne trouve rien, mon poignet me brûle, le frottement du tissus sur mes plaies est insupportable. Rien, rien, je ne trouve rien, je perd la tête, je me transforme en une bête complètement folle, je n'arrive pas a me calmer. Je me frappe la tête contre le mur, et m'écroule sur le sol. J'ai beau être épuiser, je pleure de toute mes forces, je ne pleure même plus je hurle, hurle de folie en me balancent d'avant en arrière. Au bout d'une demi heure a gueuler, un flashe de réflexion «Dehors!» j'ai besoin de respirer. Dans la rue il n'y a personne, le vent glacer de minuit me repose, je suis enfin silencieuse, c'est reposant. Ma mère cri mon nom, enfin je crois, je ne suis plus sur de rien, elle me traine par le bras pour me ramener a la maison. A l'intérieure mes crises hystérie reprennent, je me remet a pleurer, retombe sur le sol, je veux, je veux encore de l'aire froid, ma mère a pris les clés pour m'empêcher de re sortir, tan pis je passe par la fenêtre, (Du calme j'habite au Rez-de-chaussée) Je m'écroule sur la perlouse. J'ai l'impression de perdre peu a peu mes sens. Je me sent vide, comme si ce pétage de plomb m'avait asséchée. Je Déprime, l'impression que rien a changé, je suis toujours ce canard boiteux qui se scarifie les bras, pathétique.

On me caresse les cheveux, ma mère se résigne devant ma folie «Je vais te le rendre». Que faire? Je suis bien moi là, sur l'herbe, j'ai l'air d'un cadavre. Elle me tend mon lecteur, je réalise la crise que je vient de faire, oui j'ai un problème, mais j'ai quand même pas envie d'aller voir Docteur machin.

Se n'est pas quelque chose que je pourrais raconter, aucun mots ne sortirai, je ne ferais comme si rien ne s'etait passé. Alors je l'écrit, j'ai l'impression quand écrivant il n'y aucune conséquence.

Je suis bien loin de mon monde parfait fait de douceur et de dentelle.


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