School-Day

Thérapie clavier

Samedi 8 septembre 2012 à 17:00

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7 Septembre

Mon réveil ce fait plus difficile que ce reste du reste de la semaine. La peine s'installe quand je veux sortir de mon cocon douillet. Je me tourne, me retourne, plante ma tête dans l'oreiller, frappe des pieds le matelas, mais inutile de tergiverser plus longtemps, les vacances sont déjà loin derrière et encore plus loin devant.

Dans le métro j'achève ma lecture du recueille de nouvelle de Marcel Aymé. Le livre entier m'a beaucoup plu et son obsession de citer Dieu à chaque histoire ne m'a pas gêné plus que ça, après le classique, ma lecture s'attarde sur Hunger Games volume 1, gloussant sur les commentaires toujours aussi ridicules imprimer sur les romans à succès :
« Je ne pourrais jamais m'arrêter de le lire ! » « Impossible de le lâcher ! » « C'est comme si votre vie en dépendait. » Et ta soeur.
Devant le lycée, il y a déjà des têtes connus qui patientent, que la sonnerie les obligent à rentré en cours, pour ma part je vais comme hier sur les escaliers au pied de ma salle, mon roman sur les genoux.
Monsieur Thomas ne tarde pas à m'enjamber, je me lève précipitamment même s'il est déjà passé depuis longtemps, je me mords les lèvres honteuse d'avoir gêné le passage d'une personne, à l'avenir je me mettrais au pied des l'escalier démarrant pour aller vers l'etage au dessus.
« Déjà une nouvelle lecture ?
-Déjà.
-Je ferai bien de suivre votre exemple ! »
J'aime ce prof, il est agréable, gentil et marrant. J'ai toujours le sentiment qu'il s'adresse à moi quand il parle en classe. Surement, parce que je ne détourne pas le regard contrairement à mes camarades sorties du collège. Où, à l'époque regarder un professeur dans les yeux augmentait le pourcentage de chance de se faire interroger.
A la sonnerie mes camarades arrivent, soulignant tous le fait que je suis passée à un second livre en moins de sept jours.
En cours : L'installation des tables ont était modifié, elles ne sont plus toutes rassemblé mais éparpillé en deux par deux. Monsieur Thomas nous montre, grâce à un protecteur relié à son ordinateur, les leçons.
J'ai attentivement observé et j'ai confirmé que les cours sont sur un site internet "Monsieur Thomas.com"
(J'ai fait mes petites recherche et il semblerait que leçon et exercice sont accessibles grâce un identifient. Voilà donc la raison pour laquelle il nous a demandé une adresse mail.)
Après nous avoir menacé d'avoir impérativement nos blouses pour lundi si on ne veut pas se retrouver à la porte, on commence le cours par, d'après monsieur Thomas, la basse en tant que chapelier: Prendre la mesure du futur client.
Sur notre feuille d'exercice trois tableaux pour trois client(e)s :
Après les expliquassions « A vous de jouer » Dit-il.
Des duos ce firent rapidement, trop rapidement pour le garçon asiatique qui dépasse et timide regarde autour de lui à la limite de se rasoir et de laisser tomber.
Touchée, je décline la demande de la fille aux cheveux teints blond et bouclé:
«-Je vais d'abord aller avec lui, on pourra le faire ensemble après si tu veux.
-Ok, pas de problème. »
Avec soin je mesure à l'aide d'un ruban le tour de tête de mon client ainsi que "la mesure à cheval" qui est la distance entre la partie la plus haute du front et la bosse derrière la tête.
Quand chaque élève a fini de remplir sa feuille, le prof en vérifiant la "pointure" de chacun la note sur son ordinateur.
A ma grande surprise j'ai la tête la plus petite de la classe:
« C'est même plus petit que la moyenne ! » Mon pauvre petit cerveau...
Nos "pointures" faites, le moulage des chapeaux peut commencer.
Contrairement à se que j'étais habituée on n'utilise pas le fer sur une table à repasser. Il est installé à droite sur notre table de travail le plus possible éloigner de la bassine d'eau qui se trouve sur la gauche.
Sur notre moule en bois à notre taille personnelle surmonter d'un "gigolo", recouver de film alimentaire pour éviter la possible déteinte du feutre sur le moule. On laisse tout ça de côté et on peut s'attaquer au feutre. Avec une pattemouille imbiber d'eau qu'on pose sur le fer chaud, de la vapeur ce crée pour pouvoir ainsi détendre le feutre posé au-dessus en prenant garde à ne pas toucher le fer. Le feutre une fois mou est posé sur "la quille" un tronc de bois surmonté d'un pied en fer.
Il faut tirer sur les extrémités pour allonger le tissu, crée le fond plat et la hauteur du chapeau au de forme. Ensuite on retourne sur le moule pour modeler sa taille où le surélèvement du gigolo devient pratique vue l'allongement produit par la quille.
Tout ça fait moins mal au bras, mais nécessite de rester debout.

Récréation:
Je traine dans le coin café avec l'émo et l'asiat. Je me concentre sur mon livre. Elles parlent un peu ensemble, mais ne disent ensuite plus rien. Se lançant des regards par-ci par là.
L'asiat se lève et prévient qu'elle doit aller au toilette.
La p'tit émo se frotte les cuisses ne sachant que faire, je lui tends alors un de mes écouteurs. Elle écoute attentivement jusqu'à la fin de la chanson:
«-C'est qui ?
-The living tombstone et WoodenToaster (Lien)
- Je connais pas
-C'est normal. Qu'est-ce que tu veux écouter ?
-Je sais pas n'importe quoi sauf du rap.
-Oh ! Il y a des rappeurs bien !»
Je la force à écouter, Igrek (Lien) et Hocus pocus (Lien), mais ça ne lui plait pas, je suis sur le point de lui faire écouter I Bring Da LULZ (Lien) ou PonySwag de Swagberg feat Maros (Lien) mais la sonnerie me force à laisser tomber.
Travail se poursuit avec le repassage sur les bords du chapeau, le gigolo retiré on se sert de la table pour étirer les rebords de chapeau parallèlement au moule.
Le travail s'achève par des coups de fer avec pattemouille humidifié sur l'ensemble du chapeau.
On cloue le résulta sur une planche de travail avec des épingles espagnoles (plus grande que des traditionnelles et surtout faite pour être tordue)

Ne restant plus qu'une demi-heure, monsieur Thomas, se passionne à nous raconter l'histoire complète du lycée.
L'hôtel particulier est passé de main en main, aux Allemands pendant la guerre ou hébergeant des Américains lors de la libération. Amusant, le batiment à toujours eu un étroit lien avec la mode.
Lorsque le château de la mouette avait été offert à la nouvelle reine Marie Antoinette, l'hôtel qui se trouvait alors dans la propriété accueillait certaine de ces modélistes personnel. A la révolution le premier propriétaire était avec son frère des brodeurs qui à leur morts léguèrent tout au jeune cousin. Il le fit agrandir mais nu pas vraiment le temps d'en profiter. La guerre éclata, étant juif il fut surement déporter. L'immeuble réquisitionné par les Allemands, où aux deuxièmes étages des ateliers de coutures furent installé.
Sur la porte de la salle des profs encore de l'époque on peut voir la légère trace une croix gammée.
La guerre finit des Américains furent hébergés, l'un épousa une Parisienne qui remarqua les anciens ateliers elle quitta alors son américain pour épouser un homme riche quelle conviant de racheter l'hôtel. Cet homme en étroit lien avec louis Vuitton pu payer de nouvelles rénovations grâce aux valises qu'il volait à son ami pour les revendre au marché noir.
Le couple, mauvais payeur et endetté, disparurent laissant l'hôtel et un immense lustre à la valeur tout aussi immense au coeur du bâtiment.
En 1951, l'hôtel fut enfin pour la première fois une école de couture.
Son discours s'acheva au même moment que l'heure.
Midi, plonger dans une autre histoire que celle de mon lycée, je descends vers le réfectoire avec la petite asiat' venant mon tour je lève la tête et enlève un écouteur pour entendre le surveillant parler. Froissant les sourcilles il tendit la main jusqu'à mon oreille pour me retire le second:
« Aller enlève les deux ! »
J'ai reculé de surprise, mon coeur s'emballa, mon souffle coupé par la peur, prenant son intrusion dans ma sphère personnelle comme une agression. Ignorant mon malaise il me demande mon nom, la voix trop tremblante pour parler je lui indique mon nom du doigt.
Je sens mon teint blanc et mes membres faibles, m'ignorant aussitôt une fois mon nom coché, je me débrouille toute seule pour me calmer.
J'ai hâte d'aller m'asseoir, mais le hasard parfois cruel je me dois d'attendre avec les autres que la seconde tournée sorte du four. Je regarde la petite asiat' partir avec la dernière assiette.
Après quinze minutes, ma frustration correctement installé, je suis enfin servie. Je m'assoie enfin.
Impossible de me calmer quand je porte à ma bouche ma nourriture encore clairement froide. Je relache mes épaules et soupire les yeux dans le vide. La petite asiat' trop concentrer à séparer les petits pois des carrottes ne me remarque pas.
Sa faute. La faute de cette espèce de grand con sorti de sa boue, de son coin de bouseux avec son accent à chier liquide comme la boue collé à sa grande gueule. Qu'il soit maudit.
Je sors sans presque rien mangé et monte suivie de la petite asiat' à la salle de math.
Je ne lui montre pas ma mauvaise humeur, mais reste silencieuse. Si seulement elle me laissait seule. Je regrette de ne pas avoir été plus froide les premiers jours.
Le surveillant de tout à l'heure arrive avec un sac sur le dos. Il dit un peu essoufflé que ce sac appartient à une fille de notre classe, je lui propose de le garder jusqu'à ce que la propriétaire arrive.
«Nan j'ai pas encore assez confiance. »
Euehksgnr ! Aaaaah !! Quel abrutie !!!! C'est ça casse-toi !

Math :
Une présentation rapide et le cours enchaîne, qui consiste principalement à réécrire les leçons du livre dans le cahier. La prof à la voix sec. Ne regarde personne dans les yeux et reste très distance.
Voilà un comportement que je devrai suivre.
Un peu avant la sonnerie, la tête de l'abrutie apparaît. Il m'explique que je vais être prise en photo, sort un numerique, prend la photo et disparait. Et me la montrer tu y as pensé ou tu préfères te mettre les doigts dans le cul?

Soulager de sortir, mais un poil énerver que la petite asiat' soit sur mes talons.
Dans le métro, nos chemins se séparent rapidement, enfin seule. Vite qu'elle se colle avec l'émo et que je sois libre de mes instants de solitude.
La journée s'achève avec tristesse, je rentre ma mère et ma soeur son revenu. C'est loin de me remonter le morale.
Ma mère qui, comme au téléphone, me poursuit de tous les côtés :
« Raconte-moi ta journée ! Raconte-moi ta journée ! Raconte-moi ta journée ! »
Je fini par lâcher qu'on doit avoir une blouse, avec autant de joie que si dieu lui-même avez répondu elle se précipite sur internet pour connaitre les bonnes adresses.
Elle trouve une boutique près de chez nous, m'oblige à y aller maintenant et me lance mes talons qui me frôlent le crane;
«-Tu cherches à me tuer ?!
-Oh t'exagère. ».

Par maud96 le Dimanche 9 septembre 2012 à 19:03
J'ai lu... hier soir, mais j'étais trop "crevée". Je t'admire d'être capable d'écrire si "long" et minutieusement. Tu as "besoin" d'écrire, celà se sent... mais méfiance : à écrire trop long, tu vas perdre des lecteurs, et ce serait dommage.
Comme çà, tu travailles tout le temps à côté d'un gigolo :))
Par X3-Okashi-X3 le Lundi 10 septembre 2012 à 1:19
Chiche, c'est un gros impoli ce surveillant :O!
Tu devrais donner une chance à la petite asiatique! Elle fait rien de bien méchant, elle veut juste être ton amie, au pire tu lui expliques que t'as besoin d'espace (en restant gentille,hein) :)
Oh mon dieu, je trouverais ça «awkward» une croix gammé sur la porte de la salle des profs moi O_O
 

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