School-Day

Thérapie clavier

Dimanche 26 mai 2013 à 16:38

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26 mai
Je me sens mal, alors je vais faire ce que je fais à chaque fois. Exorcisé, pour libérer mon cerveau, pour y remettre de l'ordre. Pour effacer ce regard vide et ces cheveux en batailles qui me fixe dans le miroir.
Je suis déçue de moi-même d'avoir dû faire face à une telle situation, sans pouvoir m'en sortir, sans pourvoir m'enfuir et sans même l'avoir vu venir.
Vraiment rien.
Mon américaine n'est qu'une de ces filles Bi en cherche de ''nouvelle expérience '', pour pouvoir s'affirmer Bi. Et je ne me suis rendu compte de rien, elle, je ne l'ai pas senti. Surement aveuglée pour ces beaux yeux en amande et sa passion pour Tumblr et Aventure Time.
Quand je l'ai appris, quand j'ai su ce qu'elle voulait vraiment, quand j'ai su ce qu'elle attendait de moi, mes désirs pour elle se son envolés, « Aah...Encore une autre » Je me suis dit en soupirant, pendant qu'elle allait dans la pièce à côté avec le magicien pour assouvir ses envies d'expériences. Mais sans moi.
Je n'ai plus envies de la voir, je n'ai plus envies d'assouvir ce qu'elle me dit ressentir pour moi.
Je ne veux plus de ça, je ne veux plus être une ''Expérience'', une ''escapade'', j'en ai ras-le-bol d'être un objet de désir pour ce genre de fille. Ai-je l'air si facile à approcher pour elles ? Pourquoi ?
Et lui, le magicien, lui non plus je n'ai rien vu venir. Lui et sa façon de penser qu'il trouve tellement parfaite, qu'il s'étonne et tente par tous les moyens de convaincre la première personne qui n'est pas de son avis. Il aime les femmes dit-il.
Il m'a peloté, tâté, touché, caressé les cheveux, les jambes, le ventre, les seins, les cuisses en répétant qu'il ne fallait pas se bloquer, qu'il a couché avec beaucoup de Lesbienne avant.

Le seul bon point dans tout ça, là où je suis fière de moi, c'est que je n'ai pas couché avec lui, ni avec elle.
Je ne voulais pas de leur Plan à trois, dont ils ne m'avaient même pas insinué avant que je vienne dans cet appartement paumé en banlieue dont je ne pouvais pas m'échapper.
Sur le moment dégoutter et certainement haineuse contre le magicien.
On a longuement parlé, chuchoter pour ne pas réveiller l'américaine.Ca m'a fait plaisir, de rencontrer quelqu'un qui regarde des YTP et Game Grumps. Mais je savais, je me le répétais dans ma tête, ''Ne le revois plus jamais''.
Il semble avoir accepté qu'il ne couchera jamais avec moi, mais honnêtement j'ai  perdu m'a confiance en lui et a jamais.
L'américaine m'a envoyé un message, disant qu'elle aurait aimé sortir un peu avec moi, me voir. Je n'ai pas répondu, plus maintenant plus jamais
Je n'ai plus qu'une envie, me sortir cette aventure de la tête et surtout échapper a la réalité qui vient à nouveau de me donner une sacrée claque.

Dimanche 5 mai 2013 à 19:05

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Je n'ai pas eu la chance d'avoir de vacances cette semaine, ni la prochaine...
J'aime beaucoup l'entreprise qui m'a prise comme stagiaire et si je ne suis pas recontactée par Chanel j'adorais travailler là, mais je ressens parfois comme un gouffre entre les femmes de mon atelier et moi.
Toutes femmes marié avec enfants qui critiquent avec légèreté mes passions.
"Des dessins annimés? Ce n'est plus de ton age!"
"Des figurines? Ca n'a aucune valeur!"
"Tu lis dans mangas hein? C'est pas tout le temps la même chose?
"Les jeux video c'est pas pour les jeunes et jolies filles comme toi!"
Jamais je n'avais eu aussi honte de moi. C'est gens qui ne comprennent pas...Qui ne peuvent me voir que comme une jeune adulte enfermée dans son syndrome de peter pan...

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Dimanche 28 avril 2013 à 21:05

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27 Avril
Nous arrivons à l'entrée du bar, le videur, grande mince et androgyne laisse apparaître son sein en se baissant pour vérifier nos cartes d'identités.
Je regarde Monkey mais je suis apparemment la seule à l'avoir remarqué.
A l'intérieur, nous sommes un peu perdues. Ne sachant où aller nous nous plantons au milieu du passage cherchant de quoi parler.
Finalement Monkey me propose de prendre un verre :
« -C'est ton anniv', j'te paye.
-Ok. »
Nous attrapons les collations et descendons les escaliers. Je fais de mon mieux pour ne pas tomber de mes talons trop hauts pour ce genre d'escalier en colimaçon.
Au sous-sol de la piste de danse, il y a quelques tables et les toilettes, où ce succèdent les jeunes filles et femmes.
Pendant que Monkey ne se gène pas à fixer les gens, mes yeux restent face à ma bière à demi entamée.
Les boissons consommées, Monkey me propose d'aller s'asseoir plutôt en haut, là où elle pourra voir la piste.
Je la suis, nous trouvons deux places exactement comme elle le souhaite.
« Il y a encore personne qui danse, mais tu vas voir, quand il y aura plus de places assises les gens vont rester debout, et là, ils vont danser ! » M'affirme t elle toute satisfaite.
C'est alors qu'il y a cette grande asiat' qui rentre dans le bar. Très mince et d'une morphologie toute en longueur, elle n'ose pas trop bouger gardant ses mains serrées au niveau de son ventre. Mon regard change de centre d'intérêt mais Monkey me rappelle à l'ordre.
« -Regarde !
-Qu..Quoi ?
-L'asiatique elle est avec un mec ! Qu'est-ce qu'i fout là ?
-Ch'ais pas...Il l'accompagne. »
Je me suis mise aussi à suspendre mon regard sur ce drôle de duo. Intriguée par le paquet de cartes que l'homme vient de sortir.
« -il la drague !
-Ah bon ?
-Regarde ses yeux !! Sur elle !
-Moui... »
Quand le magicien et l'asiatique se sont levés, j'ai tourné la tête, j'ai ensuite sursauté quand j'ai surpris le magicien en face de nous, nous sollicitant déjà pour se joindre à nous.
Monkey remue la tête « Bien sûr bien sûr. »
Nous discutâmes, de nous, d'eux, nous habituant au son de la musique grandissante. Le magicien nous présentant quelques uns de ces tours, où je cherchais obstinément le ''truc''
L'asiatique faisant de son mieux pour parler. Américaine d'origine chinoise son accent me faisais craquer au plus haut point.
Après quelques chansons passées le magicien s'éclipsa se justifiant avec son dernier RER à ne pas manquer. Et c'est seulement, à mon grand désarroi, que je compris ''le truc''.
Il accompagnait juste sa copine trop timide pour rencontrer des gens toute seule. Mais juste une question restée. Pourquoi nous ?
J'ai obtenu la réponse quand l'asiatique me prit la main pour m'inviter à danser et sa confirmation à notre premier baiser pendant que nos corps se collaient l'un à l'autre au rythme de la musique.
C'est sur la piste, entre deux échanges de doux baisers que j'en ai appris le plus sur elle.
Du même âge que moi, venue en France avec sa famille, elle reste souvent dans son coin, de peur de ne pas réussir à parler correctement aux gens.
Je l'ai rassurée en lui disant que c'est bien son accent que je trouve le plus mignon chez elle.
Je lui plais et ça me plait.
Le moment où elle a dû rentrer chez elle est arrivé, Monkey et moi l'avons raccompagnée jusqu'au quai où je lui ai donné un dernier baiser.
Elle veut me revoir et je ne suis pas contre je l'ai juste prévenue que je travaillais durant toutes les vacances :
« Samedi alors ?
-A samedi »
De bonne humeur, je propose à Monkey d'aller dans le pub où elle est habituée.
Elle saute de joie et nous nous mettons en route. Faisant les idiotes dans la rue.

Arrivée au pub, je me suis sentie dans un premier temps, un peu déstabilisée.
L'ambiance étant très différente, plus grand, plus de monde et surtout la gente masculine en plus.
Je retrouve quelques vieux amis, que je me désole de ne avoir constater la moindre once de maturité grandir. Con mais pas méchant pour autant, je me laisse aller. Je parle, je danse, je m'amuse

C'est lors d'un de mes nombreux allers et retours qu'un homme m'interpelle. Je décide de ne pas l'ignorer et m'avance vers lui :
« Ma tête ne te dit pas quelque chose ? »
Je le fixe longuement cherchant dans ma mémoire. Le déclic surgit, j'ouvris grand les yeux et bloque une grande inspiration d'étonnement entre mes mains. J'attrape Monkey par le bras et la tire jusqu'à la faire tomber sur moi sa tête face au gentil surveillant que l'on a connue au lycée. Voilà déjà un an qu'on ne l'avais pas vu.
On parle un peu, j'ai pu lui annoncer toute fière que je venais de me faire engager entant qu'apprentie il n'y a même pas quelques dizaines d'heures de cela. Et que j'essuie mes nouvelles 19 années d'existence.
J'insiste ensuite à le faire danser avec moi, j'ai du sincèrement insister pour qu'il craque.
Tandis qu'il m'apprend quelques pas de tango il me dit :
« Elle est bien loin la fille qui lisait des livres en écoutant de la musique, tu avais ton monde à toi ! »
Je rigole en y repensant.
Je n'ai saisi que des bribes de la suite, mais j'en comprenais le sens. Et ces paroles me firent autant de bien qu'à l'époque.
Il alla se rasseoir, je restais debout me déhancher avec mes amis.
Très vite, je me dis que c'était bon, il était temps de les laisser. Je le signale à mon petit groupe. Monkey et l'un de mes vieux potes insiste pour me raccompagner jusqu'à mon Noctilien.
Je trouve une place à la fenêtre et écoute l'album Remix with the sun de chinese Man en parfait accord avec le bus de nuit roulant vite à travers les rues vides de Paris endormi.

Chez moi, je m'écroule. J'envoie un dernier message à l'asiatique que j'ai quittée il y a quelques heures déjà :
« J'espère que tu es bien rentrée, on se revoit quand tu veux. Bonne nuit ! »
Le message s'envole avec mon souvenir de ses lèvres douces.
 

Il y a bien longtemps que je n'avais pas écrit, je suis quelque peu inquiète sur la qualité de mon article...


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The king (The libra priest Suite)
DJ Simbad Remix


Dimanche 21 avril 2013 à 13:33


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21 Avril
J'écoulais des jours paisibles. Du matin où je sirotais mon café chaud à petites gorgées au soir où je me consacrais à mes passions.
Je passais un quotidien agréable, mes complexes d'adolescentes ce sont envolés avec mon corps de petite fille. Mes haines se sont enfuient chassées par ma maturité grandissante. Des petites amies qui viennent et qui repartent. Des professeurs agréables, une mère présente, des amis proches. Je suis, heureuse ?
Et peut-être même plus que ça. Je me sens bénie. Aimée par la vie, choyée par le destin :
Je revenais de chez La petite blonde, chez qui j'avais passé la nuit, une fille de 1ans plus jeune. Que j'ai connue par le biais d'une amie en commun. Lesbienne dans un lycée d'idiots homophobes, je comprends qu'elle se soit très vite attacher à moi.
Au premier résonnement de mon talon haut sur le parquet du pallier, mon chat trottine vers moi accompagnée de son ronronnement plein d'amour et de fidélité digne d'un chien. Je la prend dans mes bras et avance dans le couloir à la recherche du reste de ma famille.Seule ma mère occupe l'appartement, je me penche vers elle, en lui réclament un câlin.
Elle me caresse un peu les cheveux, plus attentive à son jeu de Sudoku sur le net qu'à mon désir d'amour maternel.
Je m'apprêter à lui parler du voyage à Londre que mon école organise quand elle se leve vivement avec le sourire aux lèvres et les yeux pétillants.
Mon chat m'échappe des mains quand ma mère me tire vers son lit :
«Assieds-toi, j'ai un truc à te raconter. »
Je m'allonge sur le ventre, les mains sous le menton comme si je m'apprêtais à écouter un conte pour enfants :
« -Il y a ton professeur qui a appelé hier soir. Et il m'a parlé d'un truc. Tu sais ce que c'est un chasseur de tête ?
-Humm, c'est pas ces gens qui repèrent des filles dans la rue pour les prendre comme mannequin ?
-Non non...
-Ah ! C'est pas ceux qui cherchent pour leur écoles ou je n'sais plus quoi...
-Humm c'est plus ou moins ça, mais écoute moi.
-J'écoute.
-Alors tu connais la maison Chanel ?
-Oui...
-Tu sais qu'ils sont en contact avec d'autre grande maison comme, la maison Michel, pour les chapeaux ou Lemarié pour le travail des plumes etc...
-Oui oui.
-Et bien dans ces grandes maisons les gens qui y travaillent et qui y sont très doués et bien commence à se faire vieux et plus très loin de la retraite.
-Hum.
-Alors c'est là que les chasseurs de tête entre en scène. Il y en a un qui a appelé ton lycée en demandant s'il y avait des p'tits jeunes qui valait le coup. (Mes yeux ce sont écarquillés. Non...Non....Me dit pas que...) Et ils ont parlé de toi. ("Toi", ce mot m'a transpercée le front comme si sa bouche avait été un arc tirant une flèche.) Donc tu te ferais engager à la maison chanel, et pas pour un an hein. Pour 10 ans en tant qu'apprentis. (Une autre flèche, ça dépasse toutes mes envies les plus folles pour l'avenir. Je n'avais qu'en tête un petit quotidien, dans un petit atelier et me voilà propulsée dans l'une des plus grandes maisons de la haute couture au Monde?!)
-Naaann ! Naaaan ! Oh nan !!!
Ma mère souris généreusement en m'observant me rouler de gauche à droite emporté par la plus merveilleuse nouvelle de toute ma vie.
-Et c'est pas tout, Madame Chef des travaux qui a pour seul objectif de faire chier le monde tu sais ce qu'elle a dit ?
-Nan ?
-''Oh mais c'est une très bonne idée !''
-Naaaan !! Oh Naan !
Me revoilà repartis de plus belle de gauche à droite, de droite à gauche.
-Qu'est-ce que tu en penses ? Qu'est-ce que tu ressens ?
- J'en pense que waou...Comme si le destin c'était mis en place. Tout, tout à l'air de se rassembler pour ''Ca'' ! De mon collège où la CPE ne m'a pas laissé tomber. C'est elle qui m'a poussé à aller dans ce lycée de mode. Je passais mon temps à me plaindre certes, mais je suis tombé amoureuse de la couture. Ce qui m'a donné envies de continuer. De passer du vêtement à l'accessoire, juste pour ''voir'' au début. J'étais ensuite fâchée contre la chef des travaux parce que à cause d'elle je me suis retrouvé en première année à suivre tous les cours. Mais sans ça je n'aurais jamais rencontré mon prof, qui ne m'aurait jamais recommandé auprès de la maison Chanel !
Et toutes mes heures de colle que j'ai passé à faire la boniche pour la chef des travaux, ça m'a permis de me faire aimer d'elle aussi. Pour qu'enfin elle ne me barre plus la route ! Et qu'elle aille jusqu'à me soutenir ! J'ai eu tellement raison de me taire ! Tellement eu raison de me soumettre. Tellement eu raison de me laisser emporter par la vie ! »

Je vais donc faire un beau CV, avec une jolie Photo et une poétique lettre de motivation.

La vie est incroyable. Plus beau que n'importe quel livre, plus long que n'importe quel film, plus dur que n'importe quel chefs-d'oeuvre.
Ca me ressaute tellement aux yeux qu'il m'est repris l'envie d'écrire.

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To This Day Project
Shane koyczan




Dimanche 20 janvier 2013 à 20:50

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20 Janvier
Elle est collée à moi, ma jambe coincée entre ses cuisses et mes bras entourent sa taille.
Je tente de trouver le sommeil dans ce, si petite espace qui m'est accordé entre ces trois adolescentes.
A mon dos, dors profondément "Sephora" comme j'aime l'appeler. Et qui lui va si bien. Elle m'émeut, à peine m'a-t-elle rencontré qu'elle s'est confiée à moi, m'a raconté ses problèmes espérant des conseils matures et attentionnés qu'elle voit en moi.
De l'autre bout du lit, la jeune qui nous a invités, celle qui pousse sa copine à être "sexy" pour moi. J'en glousse doucement. Pauvre gamine née dans une famille précaire, j'ignore ce qu'elle tente de trouver dans les joins qu'elle s'enfile par vingtaine dans une soirée.
J'ouvre les yeux pour vérifier l'état endormi de mon amoureuse, je sursaute quand je distingue son regard ouvert sur moi dans la pénombre de la chambre. L'idée qu'elle m'observe dans mon sommeil me refroidie un peu, mais c'est plutôt mignon, et surtout révélateur de ce qu'elle veut.
Je vois très bien ce qu'elle veut, à chaque fois. Chacun de ces regards sont clairements expressifs de ses désirs. Je dois au moins lui reconnaitre ça.
Alors d'accord, je veux bien lui donner. Ce qu'elle veut, ce qu'elle attend. J'ignore ce dont elle va faire de mon cadeau, si même elle le considère comme t elle. Je suis d'accord, pour lui accorder ça. Au moins ça.
Je commence par lui caresser les hanches doucement, pianotant de chacun de mes doigts. Attentive à ses réactions je fais glisser ma main le long du ventre, remonte sur la jambe puis descends le long des cuisses en douceurs, lentement. Rien que ces petites caresses accélère son pouls, l'a fait trembler de chaleur et respirer, fort, fort de plaisir. Est-ce parce qu'elle est réellement amoureuse de moi ? Ou n'est-ce que ses pulsions d'adolescentes qui ne peuvent plus d'attendre ?
Je me glisse plus bas, pour atteindre sa poitrine. Elle attrape ma tête et passe ses mains dans mes cheveux serrant et desserrant ses doigts dans mes mèches courtes, tandis que je joue de ma langue sur son sein.
Elle tremble, je la sens trembler en sueur et gémissante. Je ne devrais peut-être pas faire ça. Elle ne me fait pas autant d'effet que j'ai l'air de lui faire. Je ne suis pas aussi amoureuse qu'elle, voir pas du tout. En réalité pas du tout.
Elle attrape ma main qui se baladait aisément sur son corps et la guide entre ses cuisses. Oh, je ne pensais pas faire ça maintenant, surtout pas entre deux de ces potes, que j'avais presque oublié.
Je lève la tête, pour voir ses yeux. Elle m'embrasse.
Le bout de mes doigts la caresse. Je la mords au cou au même moment où mes doigts rentre en elle.
Elle répète mon prénom.

Le lendemain matin j'ai raccompagné Sephora chez elle, laissant mon amoureuse et l'autre dormir.
Dans le métro, j'ai appelé chez moi :
« Maman ? Ca va oui, je rentre, je suis dans le métro. A toute suite, bisou. ».
Mes pensées s'envolent vers mes petites sœurs, elles me manquent tellement. Lundi je les vois, je les vois enfin. Je pourrais enfin les prendre dans mes bras tous les jours. Observer dans leurs yeux la petite vie sans drogue, ni sexe, ni violence qu'elles mènent. Je les aime tellement.

Je marche, pas à pas dans la neige parisienne, je veux...Je veux ? Je veux qu'on continue à m'aimer.

 

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